Cinéma,  Cold cases,  Crimes

Des gros titres au box-office : les films les plus convaincants sur les grandes affaires criminelles

Les grandes affaires criminelles ont toujours fasciné le public, et le cinéma n’a pas manqué de s’en inspirer. De nombreux films ont été réalisés sur des événements marquants de l’histoire criminelle, qu’il s’agisse de relater des faits divers ayant ébranlé la société, des séries de meurtres terrifiants ou des homicides intra familiaux. Ces films nous plongent dans l’univers sombre et complexe du crime et nous permettent de découvrir les coulisses de ces affaires hors normes. Dans cet article, nous allons vous présenter les meilleurs films sur de grandes affaires criminelles et des faits divers retentissants qui ont marqué l’histoire du cinéma et qui ont su captiver les spectateurs par leur intrigue, leur suspense et leur réalisme.

***

Les américains sont largement leaders sur cette niche cinématographique. Avec près de 3 250 tueurs en série recensés et des faits divers épouvantables émaillant les news chaque mois, ils exploitent un vivier d’affaires sordides toujours en expansion, année après année. Mais, les français et d’autres cultures européennes ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de relater d’inquiétants faits divers qui ont trouvé une caisse de résonance dans ces sociétés. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, alors commençons avec nos meilleurs films sombres avant de nous intéresser aux productions étrangères.

Le cinéma français du fait divers : une analyse des causes sociétales

Peuple intellectuel et passionné par les débats et la confrontation des idées, nos films mettant en scène des affaires criminelles sont souvent l’occasion de mener une réflexion sur les causes sociales et sociétales ayant favorisé le passage à l’acte. Et, quand le film n’est que narratif et linéaire, il y a bien souvent un style clinique voire aride qui sert une certaine distanciation par rapport au(x) protagoniste(s) à l’origine d’un terrible fait divers. Voici les films français ayant particulièrement retenu notre attention.

Le Juge et l’Assassin, Bertrand Tavernier, 1976

Ce film à la violence sourde est basé sur l’affaire Joseph Vacher. Vacher est considéré comme le premier tueur en série français. Il a sévi à la fin du dix-neuvième siècle. La confrontation entre Philippe Noiret et Michel Galabru rythme une production noire aux paysages sublimes dans laquelle ces deux immenses acteurs livrent chacun une prestation de haute voltige. Les personnages sont fouillés et crédibles. Vous ne verrez plus Michel Galabru de la même façon.

La fiche du film sur Sens Critique

L’Affaire Dominici, Claude Bernard-Aubert, 1973

Le film met en scène une célèbre affaire criminelle qui s’est déroulée en 1952 dans la région des Alpes-de-Haute-Provence et qui a ébranlé toute une famille de paysans taiseux et ombrageux après qu’une famille britannique a été retrouvée assassinée sur leurs terres. La prestation de Jean Gabin dans le rôle de Gaston Dominici est tout à fait convaincante et constitue l’un des meilleurs aspects du film. La réalisation du film est efficace et bien menée. On pourra regretter le fait que le film ne soit pas tout à fait fidèle à une étrange affaire qui a connu un retentissement international.

La fiche du film sur Sens Critique

Landru, Claude Chabrol, 1963

Le film est basé sur l’histoire vraie d’Henri Désiré Landru, un tueur en série français qui a été exécuté en 1922 pour avoir assassiné onze femmes et un garçon et qui a marqué au fer rouge l’histoire criminelle française. Les décors et les costumes sont soigneusement conçus pour recréer l’époque de l’histoire. Bien réalisé et bien interprété, le long-métrage témoigne d’une attention particulière portée aux détails historiques. Les motivations et les actions de Landru sont explorées de manière intéressante et nuancée. Et c’est l’occasion d’apprécier le talent de Charles Denner parti bien trop tôt.

La fiche du film sur Sens Critique

Le Corbeau, Henri-Georges Clouzot, 1943

Le film raconte l’histoire d’un médecin accusé d’être un avorteur par des lettres anonymes signées « Le Corbeau ». Le Corbeau est un film bien réalisé avec des personnages puissants et une densité extraordinaire de la critique sociale d’une France des campagnes parfois corsetée et souvent suspicieuse. Le film illustre la persécution de la foule et la dénonciation anonyme, des pratiques courantes pendant l’Occupation allemande. C’est un très bon film noir à énigmes qui, cependant, peut sembler lent dans son développement pour le public du vingt-et-unième siècle. Clouzot livrera le film culte Les Diaboliques douze ans plus tard.

La fiche du film sur Sens Critique

L’Affaire Marie Besnard, 1986

L’affaire Marie Besnard est un téléfilm ayant remporté de nombreux prix. Le film raconte l’histoire de Marie Besnard, une femme accusée d’avoir empoisonné son mari et d’autres membres de sa famille dans les années 40 et 50 dans une petite ville typiquement française. Le film suit de près les événements de l’affaire, y compris les soupçons qui ont pesé sur Marie Besnard, les preuves présentées lors des procès et les querelles d’experts qui ont entouré l’affaire. Le film est bien réalisé et bien interprété, avec une performance remarquable de l’iconoclaste Alice Sapritch dans le rôle de Marie Besnard. Le métrage est également bien documenté avec des détails précis sur les événements de l’affaire. Cependant, le film peut parfois sembler lent pour certains spectateurs car il suit de manière linéaire les événements de l’affaire sans beaucoup d’action ni suspense.

La fiche du film sur Sens Critique

Violette Nozière, Claude Chabrol, 1978

Le film raconte l’histoire de Violette Nozière, une jeune fille qui s’est débarrassée de ses parents pour pouvoir vivre sa vie comme elle l’entendait dans le Paris des années 30. La performance d’Isabelle Huppert, prodige de la comédie, dans le rôle de Violette Nozière est très convaincante. Claude Chabrol, décidément passionné par les grands faits divers nationaux, livre un film de bonne facture au casting de choix puisque Stéphane Audran, Jean Carmet et Jean-François Garreaud sont de la partie. Violette Nozière est une chronique familiale relativement froide qui met en scène les crimes absurdes d’une jeune fille frivole.

La fiche du film sur Sens Critique

L’Affaire Seznec, Yves Boisset, 1993

Ce téléfilm en deux parties de plus de trois heures relate l’histoire de Guillaume Seznec, un homme qui menait une vie aisée jusqu’au jour où il a été arrêté pour le meurtre de son associé, Pierre Quéméneur, disparu en 1923. Le scénario est fidèle à l’histoire et suit de près les événements qui ont eu lieu tout en soulevant d’intéressantes questions sur la justice et l’erreur judiciaire. Cependant, certains aspects de l’affaire sont simplifiés ou omis, ce qui peut donner une vision incomplète de ce fait divers.

La fiche du téléfilm sur Sens Critique

Docteur Petiot, Christian de Chalonge, 1990

Le film narre l’affaire criminelle la plus célèbre de la moitié du vingtième siècle dans l’Hexagone. Le docteur Marcel Petiot a tué de nombreuses personnes pendant la Seconde Guerre Mondiale dans un Paris occupé où les voisins n’avaient pas à se forcer pour se méfier les uns des autres et laisser libre cours à des envies de délation. Le film suit l’enquête menée par la police française pour arrêter Petiot et le juger pour ses crimes. Le film est bien réalisé et les acteurs sont convaincants dans leurs rôles. Michel Serrault, qui joue le rôle de Petiot, est particulièrement impressionnant dans son interprétation du personnage. Le film est également bien construit, avec une intrigue captivante qui maintient l’attention du spectateur tout au long du film. Cependant, le film est parfois très sombre et dérangeant, en raison de la nature des crimes commis par Petiot dans un contexte trouble qui a laissé de profondes cicatrices dans la société française d’après-guerre dont certaines ne sont toujours pas cautérisées à ce jour.

La fiche du film sur Sens Critique

Présumé coupable, Vincent Garenq, 2011

Le film suit le destin d’Alain Marécaux en pleine tourmente lors de l’affaire d’Outreau, une sordide affaire de pédophilie qui a éclaté en 2001. La performance de Philippe Torreton dans le rôle principal est excellente. Il parvient à transmettre la frustration, la colère et le désespoir ressentis par Alain Marécaux, ce qui rend le personnage très attachant. La mise en scène est efficace pour transmettre l’atmosphère oppressante d’une affaire qui a révolté la France. De manière rare et originale, l’histoire est racontée entièrement du point de vue du protagoniste principal ce qui amplifie les émotions suscitées par un récit sombre et délétère.

La fiche du film sur Sens Critique

Mesrine, 1ère et 2ème partie, Jean-Francois Richet, 2008

Les deux films Mesrine réalisés en 2008 retracent la vie de Jacques Mesrine, un célèbre gangster français devenu l’ennemi public N°1 au cours des années 70. Le premier film, Mesrine : L’instinct de mort, suit le protagoniste depuis la guerre franco-algérienne jusqu’à sa première arrestation en 1973. Le deuxième film, Mesrine : L’ennemi public n°1, couvre la période de sa deuxième évasion de prison jusqu’à sa mort en 1979. Richet livre deux films nerveux où l’action prédomine à défaut de profondeur psychologique. Les performances de Cassel et de Depardieu sont excellentes et ces films sont clairement haletants.

Les fiches du dyptique sur Sens Critique

La French, Cédric Jiménez, 2014

Le film est inspiré de la French Connection, une organisation criminelle française qui a été impliquée dans le trafic de drogue international. Le film repose sur Jean Dujardin et Gilles Lellouche dans les rôles principaux. L’histoire est solide et bien construite, avec une attention particulière aux détails.Les deux acteurs principaux sont excellents dans leurs rôles respectifs. Le film offre une impression réaliste de la vie à Marseille dans les années 1970 et du fléau déjà mondial qu’était la drogue dans les sociétés occidentales post Woodstock. Ce film illustre aussi l’irritation des autorités américaines face à une France à l’origine de morts en cascade outre-Atlantique.

La prochaine fois je viserai le cœur, Cédric Anger, 2014

Voici un film qui aborde une sombre mais passionnante affaire criminelle survenue en Picardie à la fin des années 70. Le long-métrage est basé sur l’histoire vraie d’un tueur en série qui a terrorisé la population d’une région déjà éprouvée par l’affaire Marcel Barbeault, quelques années plus tôt. Le film est sombre et oppressant, avec une atmosphère pesante qui reflète bien l’horreur des crimes commis par le tueur en série. La mise en scène est soignée et la photographie est magnifique, avec des plans larges qui capturent la beauté de la campagne française. Certains spectateurs pourraient trouver que le film manque de profondeur en ce qui concerne la psyché du personnage principal qui, dans la vie, était particulièrement retors. Pourtant, Guillaume Canet joue de manière sobre et laisse entr’apercevoir le déséquilibre psychique d’un homme à l’esprit définitivement malade.

La fiche du film sur Sens Critique

L’homme qu’on aimait trop, André Téchiné, 2014

Le film relate la mystérieuse disparition d’Agnès Le Roux à Nice, en 1977. Cette étrange affaire a feuilletonné pendant plus de quarante ans dans les médias français et donc au-delà de ce film pourtant récent. Les performances des acteurs sont excellentes, en particulier celles de Guillaume Canet et Catherine Deneuve. La reconstitution de l’époque est réussie, avec des décors et des costumes qui nous plongent dans les mouvementées années 70. La bande sonore contribue parfaitement à l’ambiance d’un récit sobre.

La fiche du film sur Sens Critique

L’Affaire SK1, Frédéric Tellier, 2015

Le film met en scène la traque de Guy Georges, un tueur en série français qui a été surnommé « La Bête de la Bastille ». Le film est très bien réalisé et montre de manière précise et méticuleuse les crimes horribles commis par le tueur. Le film montre de manière réaliste le travail de la police et les détails de l’enquête. Outre la traque de Georges, on suit les errements et interrogations d’enquêteurs passionnés et pugnace qui jouent contre la montre et n’ont qu’une seule obsession : préserver la population et rendre justice aux familles des victimes.

La fiche du film sur Sens Critique

L’Affaire Ranucci, le combat d’une mère, Denys Granier-Deferre, 2007

Ce téléfilm suit Heloïse Mathon, la mère de l’un des derniers guillotinés, Christian Ranucci, protagonista d’une affaire sordide survenue en 1974, à Marseille. Ranucci a été accusé du meurtre d’une petite fille et exécuté en 1976. Aujourd’hui encore, sa culpabilité fait largement débat. La performance de Catherine Frot, qui incarne la mère de Christian Ranucci, est très émouvante et sensible, à mille lieues de ses rôles habituels. Le film met en lumière les failles du système judiciaire français de l’époque, qui a conduit à la condamnation et à l’exécution d’un homme que certains considèrent innocent. Cependant, le film est parfois très centré sur la mère de Christian Ranucci, au détriment des autres personnages et des aspects plus divers de cette affaire captivante à laquelle nous avons dédié un récent article. Il est important de garder à l’esprit que le film est une adaptation subjective de l’affaire et que d’autres points de vue existent.

La fiche du film sur Sens Critique

J’accuse, Roman Polanski, 2019

Le film « J’accuse » réalisé par Roman Polanski en 2019 est une fresque prestigieuse sur l’affaire Dreyfus, racontée du point de vue du Colonel Picquart, un événement clé qui a marqué l’histoire de la France. Le Colonel Picquart, un militaire qui avait participé à l’enquête sur Dreyfus et se retrouve à la tête du contre-espionnage, est le personnage principal de l’histoire. L’affaire est donc déroulée sous un angle intéressant. Le film a suscité des critiques mitigées, notamment en raison des lourdes accusations qui ternissent l’image d’un réalisateur autrefois encensé. Ce long-métrage, malgré quelques imperfections, est une perspective solide et originale sur l’affaire Dreyfus qui a divisé la France au crépuscule du dix-neuvième siècle. La reconstitution est très soignée et le jeu des acteurs convaincant. Ce film est l’occasion de redécouvrir une affaire qui a ébranlé la société française et qui continue de servir de référence dans notre complexe histoire contemporaine.

***

Dans la même veine que les productions françaises, nos voisins belges sont à l’origine d’un film sombre sur une affaire retentissante qui a marqué l’histoire criminelle d’outre-Quiévrain.

À perdre la raison, Joachim Lafosse, 2012

Ce film très réaliste met en scène l’affaire Geneviève Lhermitte survenue en 2007. Cette mère de cinq enfants, malheureuse donc déprimée, a commis l’irréparable en l’absence de son époux. Certains critiques ont noté que le film manquait de profondeur dans l’exploration des motivations des personnages. Cependant, À perdre la raison est un film important qui aborde un sujet difficile de manière presque clinique mais avec sensibilité et réalisme. Le basculement de la protagoniste principale s’opère lentement mais implacablement. Comme toujours, Niels Arelstrup joue avec beaucoup de justesse.

La fiche du film sur Sens Critique

***

Les enquêtes criminelles dans le cinéma américain : les tueurs en série en vedette

Les américains ont une approche très différente des européens dans la narration du crime. Les actes du criminel ne donnent que très rarement lieu à une réflexion voire à une critique des dysfonctionnements de la société puisque l’individu s’est inscrit en faux du contrat social et qu’il devient une menace voire un danger qu’il faut diaboliser sinon annihiler après avoir mis en scène ses actes immondes de manière grandiloquente pour que la société exerce son droit à la sanction voire à la vengeance. En revanche, les américains n’ont pas leur pareil pour donner une dimension poisseuse aux récits criminels afin de souligner les horreurs perpétrées par les esprits malades. Voici les productions américaines les plus notables.

Psychose, Alfred Hitchcock, 1960

Bien que Psychose ne soit pas dédié à un fait divers particulier, le film s’inspire largement d’Ed Gein, un tueur en série qui, aujourd’hui encore, fait froid dans le dos. Le personnage de Norman Bates dans Psychose est certainement le meilleur rôle d’Anthony Perkins qui livre une prestation magistrale. Janet Leigh, qui joue le rôle de Marion Crane, est également excellente dans son rôle de femme instable et désabusée. Le film le plus célèbre d’Hitchcock est un incontournable du cinéma de suspense. C’est même un classique du cinéma d’horreur. Le réalisateur Alfred Hitchcock a su créer une atmosphère angoissante et oppressante qui tient le spectateur en haleine du début à la fin. Le film a bien vieilli et demeure dérangeant à bien des égards. Le film est notamment connu pour sa célèbre scène de la douche qui est devenue une référence cinématographique internationale de par l’intensité de cette séquence qui est le tournant majeur de ce chef d’œuvre. Tout cinéphile, même s’il n’est pas versé dans le cinéma de suspense, se doit de visionner au moins une fois dans sa vie l’œuvre principale d’un réalisateur qui a laissé son empreinte sur le septième art.

La fiche du film sur Sens Critique

De sang froid, Richard Brooks, 1967

De Sang-froid est un film réalisé en 1967 et est basé sur le livre éponyme de Truman Capote. Le film raconte l’histoire vraie d’un meurtre multiple et de ses conséquences dans une Amérique rurale et sombre. Le long-métrage est fidèle au livre de Capote, avec une narration précise et détaillée de cet étrange fait divers même s’il comporte quelques longueurs. Les acteurs sont convaincants dans leurs rôles, en particulier Robert Blake dans le rôle de Perry Smith. La musique de Quincy Jones ajoute une ambiance sombre et inquiétante au film.

La fiche du film sur Sens Critique

Summer of Sam, Spike Lee, 1999

Ce film dépeint le quotidien d’un groupe d’amis italo-américains à l’été 1977 alors qu’un tueur en série abat des couples au hasard de ses maraudes nocturnes dans New-York. En pleine effervescence disco, dans une mégalopole sans sommeil, un individu malade qui fuie les voix dans sa tête suscite la terreur. Le film est bien réalisé et offre une représentation réaliste de la vie à New York dans les années 70. Les acteurs, notamment John Leguizamo et Adrien Brody, livrent des performances plus que convaincantes.

La fiche du film sur Sens Critique

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, Joe Berlinger, 2019

Le film est basé sur les mémoires d’Elizabeth Kloepfer, la petite amie de Ted Bundy, le tueur en série funestement le plus célèbre dans le monde. L’intrigue est racontée du point de vue de cette dernière. On est tenté de se dire qu’il s’agit d’un énième film sur Bundy. Mais, c’est sans compter sur le jeu schizophrénique de Zac Efron qui déroule une excellente performance d’acteur. Il ne s’agit pas de revenir sur les horreurs perpétrées par le psychopathe américain mais plutôt de livrer une réflexion sur son comportement en société et sa duperie. C’est très certainement le meilleur film dédié à un tueur qui fascine les criminologue et aficionados des affaires criminelles du monde entier.

La fiche du film sur Sens Critique

Le Dahlia Noir, Brian De Palma, 2005

Le Dahlia Noir est un film réalisé par Brian De Palma en 2005, adapté du roman éponyme de James Ellroy. Le film suit deux policiers enquêtant sur le meurtre d’une jeune actrice à Los Angeles en 1947. Ce fait divers est l’un des cold cases les plus commentés aux États-Unis et, cela, depuis des décennies. Disons-le tout de suite : ce n’est pas le meilleur métrage de de Palma. Pour autant, la reconstitution de l’époque est réussie avec une ambiance sombre et oppressante qui plonge le spectateur dans l’esthétisme du Los Angeles des années 40. La mise en scène de Brian De Palma est soignée, avec des plans travaillés et une utilisation habile de la musique pour créer une atmosphère particulière. Malheureusement, le film est assez lent dans son développement et l’enquête peu captivante.

La fiche du film sur Sens Critique

Zodiac, David Fincher, 2007

Le film est basé sur des faits réels et retrace l’enquête sur le tueur du Zodiaque, un tueur en série qui a sévi dans la région de San Francisco dans les années 1960 et 1970 et qui demeure non identifié à ce jour. Les acteurs sont excellents, notamment Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo et Robert Downey Jr., qui livrent tous d’excellentes performances. Le film est très bien réalisé, avec une ambiance sombre et oppressante qui reflète bien l’atmosphère de l’époque. Le scénario est fluide et la mise en scène maintient un suspense presque pesant tout au long du film. Zodiac est un film captivant qui ne peut que plaire aux amateurs de thrillers et d’enquêtes criminelles.

La fiche du film sur Sens Critique

Mon ami Dahmer, Marc Meyers, 2017

Le film est basé sur la bande dessinée du même nom de Derf Backderf, qui raconte l’histoire de Jeffrey Dahmer, l’un des tueurs en série les plus notoires de l’histoire américaine. Le film suit Dahmer à l’époque où il était adolescent, avant qu’il ne commence à commettre ses crimes. Ross Lynch, qui joue le rôle de Dahmer, est particulièrement impressionnant dans sa capacité à incarner ce personnage complexe et troublé. Le film est également bien écrit, avec une attention particulière portée à la psychologie de futur tueur en série et à son environnement familial dysfonctionnement. Les scènes de violence et de cruauté peuvent être choquantes pour certains spectateurs. De plus, le film ne fournit pas de réponse claire quant aux raisons pour lesquelles Dahmer est devenu un tueur en série, laissant les spectateurs avec une impression d’incomplétude. Cependant, le film offre un aperçu fascinant de la vie de l’un des tueurs en série les plus notoires de l’histoire américaine.

La fiche du film sur Sens Critique

L’étrangleur de Boston, Matt Ruskin, 2023

Comme son titre l’indique, le film raconte l’histoire d’un tueur en série qui étrangle des femmes dans le Boston des années 60. C’est un thriller captivant qui tient en haleine le spectateur du début à la fin. La réalisation est soignée et les acteurs sont très bons dans leurs rôles respectifs. Keira Knightley se montre, comme toujours, fraîche et suscite l’adhésion. Le scénario est bien construit et permet de découvrir progressivement l’identité du tueur en série. Les scènes de crime sont réalistes et donnent une dimension sombre et oppressante au film sans verser dans le sale. Le twist final soulève un grand nombre d’interrogations.

La fiche du film sur Sens Critique

Monster, Patty Jenkins, 2003

Le long-métrage de Patty Jenkins raconte l’histoire de la tueuse en série Aileen Wuornos, interprétée par Charlize Theron, qui a été exécutée en Floride en 2002. La performance de Charlize Theron est exceptionnelle. Elle a d’ailleurs remporté l’Oscar de la meilleure actrice pour sa prestation dans ce film. Le film est bien réalisé et bien écrit, avec une attention particulière portée aux détails. Certains critiques ont reproché au film de ne pas être suffisamment fidèle à l’histoire réelle de Wuornos, en particulier en ce qui concerne sa relation avec Selby Wall, jouée par la trop rare Christina Ricci. Les tueuses en série sont rares et le métrage livre en arrière plan une réflexion sur le désespoir d’une femme chosifiée par les hommes ayant jalonné son existence désabusée et qui a développé une haine sous-jacente pour la gent masculine.

La fiche du film sur Sens Critique

***

Les films tirés d’affaires criminelles et faits divers ont toujours fasciné le grand public. Ils permettent de découvrir des histoires vraies souvent incroyables et de plonger dans l’univers sombre et complexe du crime. Les films présentés dans cet article sont des exemples de réussite dans ce genre cinématographique. Ils ont su captiver leur audience grâce à leur scénario bien ficelé, leur réalisation soignée et leur interprétation remarquable. Que ce soit pour découvrir des histoires méconnues ou pour revivre des événements marquants de l’histoire criminelle, ces films sont à voir absolument pour tous les amateurs de cinéma policier.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *